Le 5° dan, un travail d'équipe.



Contrairement aux grades précédents en judo, le 5° dan s'obtient par un examen au niveau national à l'institut du judo à Paris lors d'une prestation de 25 minutes où le candidat présente :

- un kata (le ju no kata) ;

- un travail en judo sur son ou ses mouvements favoris ;

- un travail en jujitsu autour de la self-défense.


Pour ma prestation, Sandrine, Xavier et Sébastien furent des partenaires parfaits. Ils ont su se rendre disponibles et m'ont permis d'exprimer le meilleur de mes capacités.


Voici en quelques photos les moments forts de cet examen :


Nous nous présentons aux cinq membres du jury. C'est parti !


Le ju no kata ou kata de la souplesse est un exercice imposé qui se fait sur un rythme très lent. On doit y faire ressentir l'esprit du judo : l'adaptation à l'action sans effort inutile.


Je commence avec Sandrine par cet exercice, le jury sait exactement ce qu'il doit voir. Une erreur dans le kata donnerait une impression négative au jury. La pression est maximale.

Tout s'est bien déroulé. Le kata est réalisé en 7 min comme prévu.


Le judo debout :

Xavier me rejoint pour cette partie. Pas de pose, il faut enchaîner.


J'avais choisi de présenter Yoko-tomoe-nage, souvent surnommée la "planchette japonaise". Le principe est d'utiliser le déséquilibre de son corps pour projeter Uke.

Une technique de judo devient efficace lorsqu'elle s'insère dans un ensemble de déplacements, de saisies, d'enchaînements avec d'autres techniques (ko uchi gari, hiza guruma, uchi mata...), de contres...

Nous en sommes déjà à 12 minutes de travail, c'est le creux de la vague. La fatigue commence à se faire sentir mais il faut poursuivre sans se relâcher.


Nous enchaînons par le travail au sol : mon thème est "Tori est assis face à Uke et contrôle son revers croisé".

Effectivement, ce titre est un peu long mais il décrit la situation que je retrouve très souvent lorsque je me jette au sol en yoko tomoe nage et que mon partenaire n'est pas coopératif !


A partir de cette situation de départ, je dois démontrer du contrôle, de la mobilité face au différentes réactions que me propose Xavier.

Ca y est ! Le plus dur est passé. J'entre dans une partie moins dure physiquement pour moi : le jujitsu.

Sébastien me relance avec une pause minimale, le temps est serré. Il faut repartir tout de suite.


J'ai opté pour présenter des situations de self-défense en restant au maximum sur mes deux pieds (sauf une petite exception pour faire honneur à ma technique fétiche).


C'est fait. Il faut attendre quelques minutes le délibéré du jury.

C'est la délivrance, le résultat est positif.


Un an de travail à raison de plusieurs séances par semaine mais on n'a rien sans rien.


L'implication totale de Sandrine, Xavier et Sébastien et le soutien familial (c'est aussi des sacrifices pour eux) ont été indispensables.

A titre d'exemple, Xavier a chuté 37 fois lors de cette prestation, c'est dire le nombre de chutes qu'il a effectué pour nous préparer !


Les séances d'entraînement au club avec tous les jeunes qui ont chuté ou ont réussi à esquiver toutes mes tentatives font parti aussi de cette réussite.


Le judo n'est pas un sport individuel.

L'une des devises est :

"Entraide et prospérité mutuelle".


Cette fois-ci, j'ai prospéré.

J'espère pouvoir redonner tout cela...


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