Kendo

Informations Saison 2017-2018

Reprise des entraînements : 12 septembre 2017

Inscription possible dès l’âge de 10 ans

Cotisation
Licence Mois Trimestre
Adulte/Enfant 37 € 8 € 24 €

Horaires et lieux d'entrainement
Dojo Moncade Salle Grandperrin
Mardi 18h45-20h15 Dojo Moncade
Samedi 09h15-11h15  Salle Grandperrin

L’encadrement
Daniel VIGNEAU Kendo : ceinture noire 2ème Dan,  Certificat fédéral d’enseignement du kendo.                 Jodo : ceinture noire 4ème Dan ; vice-champion de France 2010 ; médaille de bronze par équipe Jodosaï (tournoi international de Paris) 2015 ; médaille d’argent individuel et médaille de bronze par équipe Jodosaï 2017.

 

 

 

 

 

Historique

La première mention de l’art du sabre au Japon date de 789 après J.C.
On parlait de ken-jutsu, ken-no-michi ou gekken à l’époque de la restauration de Meiji (1868-1912).
Le mot Kendo s’est formé à partir du mot Ken qui signifie sabre ou épée et du mot Michi qui signifie route, chemin, voie. C’est la raison pour laquelle il est souvent traduit par : «  Voie du Sabre  ». En réalité, il n’existe pas une seule voie du sabre mais « des » voies du sabre : le kendo en est une.
crbst_dsc_0082L’origine historique du kendo se situe dans les combats auxquels se livraient les guerriers japonais sur les champs de bataille, combats qui jalonnent l’histoire du Japon du XIe au XVIIe siècle ; puis dans les innombrables écoles (Ryu) où se perfectionnaient les Bushi (aussi appelés Samuraï), réduits à l’inactivité guerrière pendant la période de paix initiée par le shôgun Tokugawa Ieyasu jusqu’au milieu du XIXe siècle (époque Edo : 1600-1868).
L’occidentalisation du Japon lors de la restauration du pouvoir impérial de Meiji en 1868 eut pour conséquence le déclin de la pratique du sabre durant une décennie environ.
Le ken-jutsu, interdit en 1876, fut habilement transformé en activité sportive (kendo) par Sakakibara Kenkichi (1830-1894), lorsque les samuraï n’eurent plus le droit de porter le sabre.
Cette escrime japonaise a pris sa forme actuelle à partir de la fin du XIXe siècle et est devenue, quelques années après la fin de la seconde guerre mondiale, une discipline de compétition internationale.
Mais au nom des vertus attachées à cette pratique du sabre, la tradition ne fut pas moins renouée avec l’élaboration d’un Kendo fondé sur des techniques épurées issues des anciennes pratiques martiales (Kenjutsu).
Le sabre, Katana, utilisé jadis par les guerriers japonais a été remplacé par le Shinaï qui permet un entraînement réel.
Au XXe siècle, le kendo a connu un essor très rapide en Angleterre, puis dans toute l’Europe. Les premiers Championnats du monde se sont déroulés en 1970.
Cet art martial est aujourd’hui placé sous l’autorité de l’International Kendo Federation. Au Japon, les pratiquants sont plus de deux millions. Les licenciés sont également nombreux aux États-Unis, en Europe, au Brésil, en Argentine, à Taiwan, en Corée, aux Philippines et en Australie. La France compte quelques milliers de licenciés à l’heure actuelle (plus de 5000 licenciés selon le CNK).

Bref aperçu pratique

On appelle souvent le pratiquant de Kendo  « kendoka ». En vérité, ce terme est peu utilisé au Japon. Il vaudrait mieux employer le mot « kenshi » pour désigner le pratiquant de Kendo.
crbst_dsc02792La tenue utilisée pour pratiquer le Kendo se compose, comme pour le Jodo, d’une veste (Keikogi) et d’un large pantalon (Hakama) : l’ensemble de couleur bleue. Mais pour le Kendo, cette tenue est complétée d’une armure de protection (Bogu) composée d’un masque protecteur de la tête appelé « Men » ; de deux gants rembourrés, les « Kote » ; d’un plastron, le « Do » et d’une protection du ventre et des hanches, le « Tare ».
Le Kendo se pratique de préférence sur un plancher offrant une certaine élasticité. En Kendo, l’objectif consiste à aller frapper avec la partie valable du Shinaï (Datotsu-bu) la partie valable d’une des protections Men, Kote, Do de l’adversaire. Du débutant à l’expert, une règle identique gouverne la validité des frappes délivrées. Cette règle est appelée « Ki-Ken-Tai-Itchi » : unité de l’esprit, de la frappe avec le ken et du corps.
Les frappes fondamentales portent le même nom que les protections visées (coup à la tête : Men, coup à l’avant-bras : Kote, coup au flanc : Do). A ces frappes, s’ajoute un coup d’estoc, ou Tsuki, de la pointe du shinaï sur la protection de la gorge ou, dans certains cas précis, sur la partie supérieure du Do.
Les frappes fondamentales portent le même nom que les protections visées (coup à la tête : Men, coup à l’avant-bras : Kote, coup au flanc : Do). A ces frappes, s’ajoute un coup d’estoc, ou Tsuki, de la pointe du shinaï sur la protection de la gorge ou, dans certains cas précis, sur la partie supérieure du Do.
Dans un assaut libre (Ji-geiko) (forme d’entraînement au combat), les adversaires vont essayer mutuellement de marquer un point : le Ippon. Il faut réussir : soit à frapper avant que l’adversaire ne puisse le faire, soit à frapper après avoir esquivé ou paré l’attaque adverse.
Bien que les assauts soient réels et d’une intensité soutenue, toute forme de brutalité est rigoureusement proscrite : l’adversaire n’étant pas un ennemi, mais un partenaire d’entraînement.
Les impératifs de l’assaut sollicitent des mécanismes très fins de concentration, de vigilance, de perception et d’ajustement des réponses aux sollicitations de l’adversaire. Le Kendo favorise ainsi une prise de conscience progressive de son propre corps dans son environnement. Une habitude de la confrontation aux autres, et, même jusqu’à un âge avancé (car une pratique non traumatisante du kendo est tout à fait possible et permet même une longévité sportive exceptionnelle) apparaît comme un gage de maîtrise des émotions, de capacité à gérer une opposition, et de canalisation de l’agressivité.
crbst_dsc_0080Pour autant, le kendo, au-delà de sa modernité, a conservé une étiquette spécifique et stricte, ancrée sur la tradition, tout entière tendue vers le témoignage du respect dû aux anciens comme à celui que se doivent mutuellement les pratiquants.
On ne saurait par ailleurs ignorer, comme pour toute discipline martiale, l’importance de l’étude des « Kata » qui sont composés d’enchaînements techniques pré arrangés. Ils se présentent comme des séquences techniques issues du savoir des anciens et d’expériences victorieuses de combat. Ces séquences ont été  «cristallisées», en quelque sorte, en des formes caractéristiques et archétypales qui sont l’œuvre d’hommes qui eurent une expérience considérable acquise sur les champs de bataille et ailleurs.
Dans l’étude des Kata, les partenaires connaissent bien sûr à l’avance les différentes situations, les actions initiales, ainsi que les réponses correctes (attaques – défenses – contre – attaques) à exécuter dans un ordre spécifique. La progression dans l’étude se fait alors par la maîtrise graduelle en esprit et en technique des formes proposées.
Il ne peut donc y avoir de pratique du « Kendo » sans étude sérieuse du « Nihon Kendo no Kata ».
Lors de l’élaboration des « Kata » au Japon, Nakano Yasoji Sensei, Hanshi, 9ème Dan, avait prononcé des paroles que tous les «kenshi» peuvent encore méditer :

Le kendo moderne limite les points d’attaque, mais laisse une assez grande liberté dans les attaques et les uchi. Cette liberté introduit inévitablement un élément de compétition. Si on laisse davantage place à cet esprit de compétition, le kendo dégénère en un affrontement livré dans le seul but de vaincre. Si cela se produit, la pureté des techniques de kendo est laissée de côté. Si on les compare, on peut dire que le kendo avec kata (koryu) insiste davantage sur la perfection des mouvements. C’est pour cette raison que sur le plan de la pureté technique, le koryu se place au-dessus du kendo au shinai. En résumé, les kata peuvent servir à maintenir et améliorer la pureté technique du kendo au shinai .